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Le Dernier Homme, au Théâtre du Chêne Noir

Au commencement de l’Europe, les hommes se sont rassemblés dans des théâtres pour entendre des mots qui résonnent encore. Le Dernier Homme est à l’autre bout de l’Histoire, 2300 et quelques... Une malédiction divine l’a rendu immortel. Tous les vivants ont disparu, ses enfants sont morts de vieillesse. Il est au-delà de la peur puisqu’il n’y a plus d’enjeu. Il ne nous voit pas, mais nous, nous le voyons dans cette poussière grise devenue familière depuis le 11 septembre , la Syrie, la Palestine. Comme si la fin de l’Occident devait ressembler à un feu géant de pneus, palettes et autres déchets non recyclables, entretenu par une dernière bande de nomades apatrides. Le Dernier Homme nous parle de ce que nous ne voulons pas voir : l’Effondrement. Une perspective pourtant probable, à l’horizon de quelques décennies, annoncé par toutes ces courbes exponentielles qui prennent leur élan à la fin des années 60… Julien Gelas lui donne un visage, une voix, des mots, qui nous parlent et qui nous accusent, puisque, tout de même, nous savons tout et nous laissons faire, gavés au diesel, aussi stupides que ces dindes d’élevage, nourries à l’œil et heureuses de leur sort jusqu’au 24 Décembre… Le Dernier Homme est une représentation théâtrale qui nous dit des choses essentielles. Ca se joue au Théâtre du Chêne Noir, à 14.45 sauf le lundi, jusqu’au 29 Juillet. Ecrit et mis en scène par Julien Gelas, avec Paul Camus. Ne le ratez pas.

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communiqué du mouvement de la paix:

Communiqué de "Cessez d’alimenter
la Guerre - Stop Fuelling War"

Vendeurs d’armes controversés et régimes répressifs se retrouvent la semaine prochaine à Eurosatory

Paris, le 7 juin 2018 – Lundi prochain s’ouvre Eurosatory, le plus grand salon de l’armement terrestre et aéronautique au monde. En 2016, il avait réuni à Paris 1571 exposants dont des entreprises d’armements très controversées, notamment pour leurs ventes d’armes à des régimes répressifs ou en guerre. Cette année, l’évènement accueille de nouveau des grands noms de la défense épinglés par la société civile pour leurs liens avec des conflits meurtriers.

Eurosatory se présente comme une opportunité exceptionnelle de rencontrer des industriels de la Défense et de la Sécurité terrestres et aéroterrestres. Ces entreprises aux noms plus ou moins connus du grand public y font la promotion des dernières tendances et innovations technologiques dans le domaine des armes et du matériel de guerre : tanks, hélicoptères de combat, armes à feu, couteaux, grenades, missiles…

« Eurosatory est un lieu où les vendeurs d’armes viennent exposer leurs derniers produits, et les présentent aux dizaines de délégations officielles qui visitent le salon. Y compris à des délégations venues de pays qui ne respectent pas les droits humains. En 2016, l’Arabie Saoudite était un visiteur VIP, et les saoudiens seront certainement présents cette année aussi. Pour nous c’est très problématique, car leur armée bombarde le Yémen depuis 2015 et se rend probablement coupable de crimes de guerre. », commente Holly Spencer, de l’association «Cessez d’Alimenter la Guerre – Stop Fuelling War».

En 2016, le salon avait également accueilli des délégations venues de pays visés par des embargos sur les ventes d’armes, comme la Chine et la Russie, ou des Etats critiqués pour leur non respect des droits humains, comme l’Egypte ou le Nigéria, dont l’armée a récemment été accusée par Amnesty international de viols et d’exactions sur des civils. Selon Laëtitia Sédou, du ENAAT -European Network Against Arms Trade : « Les exportations d’armes françaises et européennes contribuent à exacerber la course mondiale aux armements et à mettre dans les mains de régimes autoritaires et autres belligérants des armes de plus en plus sophistiquées, avec le soutien à venir du Fonds européen de défense européen âprement défendu par le gouvernement français.»

Parmi la liste des exposants 2018, on retrouve des entreprises ayant fourni des armes utilisées pour la guerre au Yémen, comme Nexter qui fabrique les chars Leclerc ou BAE Systems qui a vendu les avions de chasse Typhoons aux saoudiens. Seront aussi présents Renault Truck Defense, dont les blindés ont été utilisé par les égyptiens pour la répression de 2013 et probablement dans la guerre au Sinaï. Un conflit très peu médiatisé en raison du blocus de la zone par l’armée, mais qui pourrait provoquer une crise humanitaire selon Human Right Watch. Les israéliens de Elbit Systems et IAI, qui produisent des drones utilisés à Gaza, auront aussi leur stand, ainsi que la société turque Otokar, dont les blindés sont utilisés à la frontière turco-syrienne où les réfugiés sont refoulés dans leur pays en guerre, voire victimes de tirs de l’armée.

Pour Holly Spencer : « Il est important de rappeler à quoi servent les armes qui seront exposées à Eurosatory. Au-delà des stands et des démonstrations de prouesses technologiques, ces équipements sont destinés à tuer, à contrôler des populations ou à réprimer violemment. »

Cessez d’Alimenter la Guerre – Stop fuelling War souligne qu’alors qu’Emmanuel Macron condamne les violences des forces armées israéliennes contre les manifestants à Gaza, qui ont fait 123 morts et des centaines de blessés graves depuis le 30 mars, l’entreprise qui produit les fusil d’assaut Tavor utilisé par les soldats israéliens, Israel Weapon Industry, exposera ses produits à Eurosatory.

« Il y a une contradiction entre les ambitions affichées de la France en matière de droits humains et le fait qu’elle autorise un salon comme Eurosatory à se tenir sur son territoire, en invitant des régimes autoritaires ou répressifs à rencontrer des vendeurs d’armes pour s’équiper. Nous allons essayer de soulever ce débat tout au long du salon, qui n’est que la partie visible de l’hypocrisie du commerce des armes en général. », conclut Holly Spencer.

Les activistes de Cessez d’Alimenter la Guerre – Stop Fuelling War distribuerons notamment le guide « Who profits at Eurosatory ? » de War Resisters' International, qui épingle quelques-unes des entreprises exposantes, que ce soit pour leur participation à la production d’armes nucléaires, leur implication dans des scandales de corruption, de lobbying ou des guerres.

Liste des exposants à Eurosatory 2018 disponible en suivant ce lien.

Télécharger le dossier de presse en pdf

«Cessez d’alimenter la Guerre - Stop Fuelling War»
Contact presse :
Holly Spencer 06 74 21 46 36
noneurosatory2@gmail.com

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Festival OFF : jusqu’où ?

 

Au-delà de cette limite…

Le festival OFF d’Avignon est le produit d’une conjonction d’intérêts catégoriels : ceux des professionnels du spectacle (comédiens et techniciens) qui ont besoin de jouer, y compris à perte, pour avoir une chance de vendre leur spectacle; ceux des propriétaires de salles ou d’appartements qui  voient les prix s’envoler ; ceux des programmateurs, qui peuvent découvrir le maximum de spectacles au même endroit en  un minimum de temps ; ceux de la Ville d’Avignon qui récupère des taxes et qui  bénéficie, pour un montant de subventions relativement faible,  de la présence tout  au long de l’année de six scènes permanentes qui vivent beaucoup du seul  mois de Juillet[1].

Mais il  y a aussi des effets pervers, des nuisances, de l’exploitation. Les acteurs qui jouent sans être payés parce que tout l’argent sert à payer la salle et les frais d’hébergement. Les lieux fermés 11 sur 12. Et aussi ce que l’on qualifiera d’effet de répulsion pour les habitants d’Avignon qui ne vont pas au théâtre et qui ne profitent pas de sa manne. Pour ceux-là,  largement majoritaires dans l’extra-muros, le festival, c’est le Off, parce que c’est qui se voit dans l’espace public. Et le Off, pour eux[2], ce n’est pas leur histoire.[3]

Le phénomène se reproduit chaque année un peu plus : 1538 spectacles en 2018, contre 1258 en 2013. 100.000 spectateurs en 2017, 1 million de billets vendus ( dix fois plus que le in).  Mais les arbres ne montent pas jusqu’au ciel, et Avignon n’est pas la seule ville capable d’accueillir des spectacles au mois de Juillet. Le développement du Printemps des Comédiens à Montpellier, une ville agréable, proche des plages, devrait nous faire réfléchir : jusqu’à quand les spectateurs choisiront ils de passer leurs vacances dans une ville embouteillée, sans lieu de baignade, et à l’air pollué ? Ne faut-il pas plutôt essayer d’anticiper les comportements, les attentes ?

Le Festival off est un objet difficile à cerner. Il n’est pas le fruit d’une volonté  publique et il ne peut non plus se résumer à la simple addition des volontés privées qui l’impulsent.   Le Off existe sans avoir été pensé ni voulu[4].  Or, l’ampleur même du phénomène et les enjeux économiques, sociaux et environnementaux qu’il suscite, justifient que la collectivité publique, porteuse de l’intérêt général, entre dans le jeu afin de mettre progressivement en place des éléments de régulation.  Ce constat semblait en tous cas partagé par les participants à l’atelier Bien Vivre Avignon organisé le 7 Juin 2018.  

Intervenir, oui mais comment ?

Il est possible qu’une loi vienne bientôt instaurer un plafond de nuitées pour les loueurs Airbnb  afin de préserver la vie des centres-villes. Le problème est comparable avec celui des théâtres saisonniers. Mais il est peu probable qu’une autre loi soit votée pour interdire d’ouvrir une salle de spectacles uniquement au mois de Juillet.  C’est à nous de trouver les solutions ;

 

 

Créer un label équitable « Avignon Friendly » réservé aux lieux conformes à la qualité.

Comme pour le café ou le lait en grande surface, nous pouvons envoyer aux consommateurs-spectateurs un signal les incitant à aller plutôt vers les lieux porteurs de bonnes pratiques :

  • Sur le prix de location des salles aux compagnies (pas plus de xx€/fauteuil)
  • Sur la qualité du matériel de régie technique
  • Sur le respect du droit du travail
  • Sur le confort du spectateur et le respect des règles hygiène sécurité.
  • Sur la politique tarifaire (convention avec les centres sociaux, pass culture…)
  • Sur l’application de la charte éco-festival
  • Sur l’activité du lieu hors Juillet : fermé, ouvert en café, ouvert en salle de spectacle…

La ville d’Avignon pourrait proposer à AFC le dispositif suivant :

  • Chaque directeur de salle souhaitant figurer dans le programme du Off remplit une déclaration portant sur l’ensemble des points ci-dessus
  • Selon les réponses, une note de qualité est publiée dans le programme du Off
  • Des contrôles de conformité sont effectués par l’administration (pompiers, Direccte…) et par un cabinet spécialisé en certification Responsabilité Sociale et Environnementale (RSE).

De même, les propriétaires d’appartement qui consentiraient à louer à un prix « friendly » à des artistes ou à des programmateurs accrédités pourraient être eux aussi labelisés.  Par ailleurs, comme le préconisait Terra Nova 84 en 2013,  la ville pourrait réserver  l’autorisation de débit de boisson temporaire des salles de spectacle celles qui ouvrent au moins sur toute l’année.

Elargir le périmètre jusqu’Arles

Le festival In a déjà franchi la Durance en investissant  la carrière de Boulbon. Plus récemment, en 2017, le Off s’est transporté à Monteux  et à Morières.  Rien n’empêcherait d’étendre sa programmation, non seulement sur le périmètre du Grand Avignon, mais  jusqu’aux villes d’Arles et de Nîmes. On pourrait par ainsi  promouvoir quelques lieux forts comme la salle Méjean, ou des cours d’hôtels particuliers nîmois.   Les avignonnais  en retour seraient heureux d’accueillir une partie des rencontres, expositions et stages de photographie.   Et pourquoi pas, au programme du In, un spectacle au Théâtre Antique ?

Construire, sur le sujet des grands festivals d’été, l'idée d'une appartenance commune à une même zone géographique Avignon-Arles-Nîmes, comme essaient de le faire Nantes et Saint Nazaire, ou bien Lyon et Saint-Etienne, serait sans aucun doute un facteur d'attractivité qui nous manque aujourd’hui, les effets de seuil étant importants en la matière. D’ailleurs on en aperçoit les prémisses avec la création de l’association Grande Provence qui regroupe des élus de ces trois agglomérations. Avec aussi les collaborations en cours entre les collections et musées d’art contemporain.

Festival … If ?

L’émergence d’une nouvelle forme d’accueil de spectacles, sur le mode de la gratuité (de généreux propriétaires prêtent leur espace privé), constitue aussi un motif d’espoir vers un Avignon Off moins mercantile et plus hospitalier. Merci à Frederic Tort de nous en avoir ouvert la perspective !

Un débat public organisé et prolongé dans le temps

Le sujet du off, en tant que bien commun, est tellement complexe qu’il ne peut être cerné une fois pour toutes à l’instant t. C’est de façon continue que les acteurs, publics et privés, doivent réfléchir ensemble à la manière de faire évoluer ce grand corps. Nous proposons qu’ait lieu chaque année, à l’Automne, une journée consacrée à de l’évaluation et à de la réflexion prospective, avec l’Université. En tous cas, merci à ceux qui étaient présents à notre atelier Bien Vivre Avignon

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[1] Plus une en prime avec le Théâtre des Doms, financé par des fonds publics belges.

[2] A l’exception notable des habitants des quartiers sensibilisés au goût du théâtre grâce à l’action en profondeur des centres sociaux, du dispositif municipal d’activités périscolaires et des scènes d’Avignon.

[3] Quel regard des non spectateurs du festival (intra et extramuros) sur l’évènement festival ?  Autant des études nous renseignent sur le public in et off, autant on manque d’approches sur la manière dont cet évènement hors-normes est vécu par le reste de la population…

[4] Voir sur ce point, le rapport de Terra Nova 84 (2013) (Jean-François Cesarini, Pierre Mayet) : contribution à l’évolution nécessaire du festival OFF.

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journée mondiale de l'environnement

Journée mondiale de l’environnement : il est temps d’agir

En cette journée internationale de l’environnement, Europe Écologie – Les Verts dénonce la politique d’inaction criminelle du gouvernement. Cette même inaction qui entraîne chaque année des centaines de mort prématurées en France qui est attaquée par les citoyen·ne·s eux mêmes, réduit à en recourir à la justice pour faire respecter par les États leur droit le plus élémentaire : celui à vivre. Europe Écologie – Les Verts rappelle à cette occasion son soutien au recours climat citoyen et au recours de habitant-es de la vallée de l’Arve notamment.

« Pour la Journée mondiale de l’environnement, le message est simple : bannissez les produits en plastique à usage unique. Refusez ce que vous ne pouvez pas réutiliser. Ensemble, nous pouvons ouvrir la voie à un monde plus propre et plus vert. »

Le message du Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, pour cette journée de l’environnement est on ne peut plus clair. Ainsi que le rappelle l’ONU, chaque année ce sont au moins 8 millions de tonnes de plastique qui finissent dans les mers et les océans. De quoi faire quatre fois le tour de la Terre, ce qui représente l’équivalent d’un camion à ordures complet à chaque minute. Cette gabegie de plastique est notamment responsable de la mort d’un million d’oiseaux de mer et de 100 000 mammifères marins chaque année.

Pourtant, en France, la politique du gouvernement va a contrario : lors du vote à l’Assemblée sur la loi agriculture et environnement, les amendements visant à interdire les contenants en plastique dans les cantines ont été rejetés. Cette préconisation est pourtant essentielle pour lutter contre les perturbateurs endocriniens et n’est qu’application fondée du principe de précaution.

Les discours de campagne sur le climat étaient dignes du meilleur camelot. Ils sont aujourd’hui loin et l’inaction domine, quand il ne s’agit pas de retours en arrière comme avec les tentatives d’affaiblissement de la littoral. Du très vendeur « make our planet great again », le gouvernement semble s’être converti au tristement célèbre «l’écologie, ça commence à bien faire ». EELV souligne et condamne la responsabilité du gouvernement dans ce recul sur les politiques environnementales, celles censées protéger les plus faibles contre les intérêts des multinationales. L’inégalité de traitement a fait long feu : le gouvernement doit agir, vraiment et dès maintenant.

Julien Bayou et Sandra Regol, porte-parole nationaux
Vous pouvez retrouver ce communiqué ainsi que tous les communiqués sur le site eelv.fr
Vous souhaitez recevoir l’ensemble des communiqués d’EELV sur votre courriel, cliquez ici
Contacts :
Sandra Regol, porte-parole nationale 06 26 01 72 69 (@sandraregol)
Julien Bayou, porte-parole national 06 20 21 10 53 (@julienbayou)

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On ne frappe pas un homme à terre...

... surtout si c'est une femme !

Dans un conseil  municipal, le combat est inégal. La majorité dispose des 3 quarts des sièges, et sous la présidence du maire qui mène les débats, elle a forcément le dernier mot. Cette inégalité est admise, car elle est un mal nécessaire pour assurer  à la ville un gouvernement stable. Mais elle impose à la majorité , qui se sait la plus forte, un devoir de retenue envers l’opposition, non pas sur le fond des idées mais bien sur la façon de traiter les personnes. C’est cette notion qu’avait bien comprise Cécile Helle en 2014 lors de son discours inaugural, qui est en train de disparaître.

Lors du dernier Conseil , 30 Mai 2018, Anne-Sophie Rigault, élue Front national, a posé une question somme toute assez banale, que n’importe quel autre opposant aurait pu soulever : y a-t-il eu, ou pas, appel à candidature, pour le recrutement du nouveau directeur de l’Office du Tourisme ?

Le premier adjoint, Michel Gontard, aurait pu s’en tenir à une réponse factuelle, qui plus est à une heure tardive. Bien au contraire, dans le style ampoulé que ses supporters adorent, et sortant totalement du sujet, il a longuement raillé l’abandon de Mme Rigault par le reste des élus FN (à l’exception de Monsieur Merindol, absent mercredi soir), ces derniers en passe de disputer au Front de Gauche le titre de meilleur fan club de Cécile Helle.  Cette attitude ne mérite qu’un qualificatif : indigne, et contrairement à ce que j’ai entendu, hélas, d’un collègue Front de Gauche, le fait que la victime appartienne au Front National ne change rien à l’affaire.

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Avignon, refugiés, migrants.

Mon intervention hier en Conseil Municipal sur la question de l'accueil des réfugiés et des migrants + réponses

INTERVENTION CM 31 Mai Migrants Olivier Gros (Groupe Bien Vivre Avignon)
Delib 9 Avignon Ville Solidaire Convention d’objectifs pluriannuelle
Madame le maire,
Nous n’avons pas d’objections à formuler sur le principe de conclure des conventions d’objectifs pluriannuelles avec des associations dont les qualités et la nécessité sont reconnues .
Ma remarque porte sur l’absence, aussi bien ici que dans la liste des subventions aux structures non conventionnées, d’associations ayant pour objectif l’aide aux réfugiés et aux migrants.
Vous aviez tenu ici même, en septembre 2015, une réunion publique qui avait été prometteuse. Or, depuis, la ville, à ma connaissance, n’a pris aucune initiative.
Je reconnais que ce sujet ne figurait pas dans notre programme électoral de 2014. Mais cette mairie est une mairie de gauche, et donc attachée aux valeurs d’hospitalité et d’humanité.
Aussi, j’aimerais savoir si vous envisagez de mettre en place, sur le temps qui reste de cette mandature, une politique publique sur cette question.

Pas de réponse du Maire.

Soutien de Vincent Delahaye (LFI) qui est intervenu, semble-t-il, en plus de sa présidente de groupe Front "de gauche" Françoise Lichière, pour qui c’est comme d’habitude «tout va très bien madame la marquise !».

Réponse d’Anne Gagniard, PS , adjointe aux affaires sociales : « Il y aura, dans la liste des bénéficiaires de l’appel à projets « Avignon ville Solidaire » , une association d’aide aux migrants. Cette délibération passera en Juin. » On peut donc parier que 5000 Euros suffiront à apaiser la bonne conscience de cette majorité « de gauche ».

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Projet de loi Agriculture et Alimentation: poudre de perlimpinpin!

Communiqué commun: La Loi Agriculture et Alimentation adoptée aujourd’hui n’est pas à la hauteur de nos attentes!

Ce mercredi 30 mai 2018 à partir de 15h, le tant attendu projet de loi sur l’agriculture et l’alimentation est voté en première lecture à l’Assemblée Nationale.

De ce texte ne ressortent ni les engagements pris durant les ateliers des Etats Généraux de l’Alimentation, ni les engagements du Président Emmanuel Macron. Les représentants de la société civile ne décolèrent pas de voir une loi si faible adoptée par des députés qui suivent l’avis du gouvernement.

Un faible espoir réside-t-il dans le passage prochain au Sénat pour que nos représentants se saisissent des véritables enjeux? Dans le cas contraire, les représentants de la société civile que nous sommes se désolidariseront de cette loi.

Après près d’un an de travaux lancés dès l’annonce de l'organisation des Etats Généraux de l'Alimentation (EGA), les organisations de la société civile (1) désespèrent de voir un texte législatif aussi vide et contraire à l’esprit des EGA. C’est pourtant l’ensemble des acteurs agricoles, sociaux, économiques et environnementaux de la société française qui ont été mobilisés par le gouvernement. Alors que les consensus obtenus lors des ateliers sur les EGA à la fin 2017 promettaient de réelles avancées, quasiment aucune d’entre elles n’a été reprise dans ce projet de loi. A quoi bon ces 35 000 heures de mobilisation et de travaux pour accoucher d'une souris et ignorer les conclusions partagées par une majorité d'acteurs ? L’esprit des EGA semble bien loin ! Comment expliquer tous  ces renoncements face aux engagements pris par le Président de la République, que ce soit durant la campagne présidentielle ou face à l’ensemble des acteurs lors de son discours à Rungis ?

La Loi Agriculture et Alimentation adoptée aujourd’hui n’est pas à la hauteur de nos attentes et bien loin des enjeux de notre siècle. Elle ne permettra pas aux agriculteurs de mettre derrière eux les crises agricoles et de vivre dignement de leur travail. C’est une illusion de croire que cette loi permettra de rééquilibrer le rapport de force économique entre agriculteurs et distributeurs. Elle ne leur donnera pas non plus les outils économiques et législatifs nécessaires pour engager une véritable transition des modes de production. Le gouvernement et les députés ont ainsi raté l’opportunité de montrer que l’agroécologie permettrait de réconcilier économie et écologie.

Les organisations de la société civile rappellent que la loi ne pourra remplir son rôle que si l'ensemble des leviers déterminants et urgents pour la transition y sont intégrés de manière obligatoire. Le renvoi très fréquent par Stéphane Travert  lors des débats aux engagements volontaires des filières, des fabricants et distributeurs de produits alimentaires ou à d’éventuelles évolutions à l’échelon européen ressemble fort à une démission des législateurs et responsables politiques, alors que c’est au contraire leur rôle, pour protéger l’intérêt général, que d’ancrer des objectifs clairs dans la loi, et d’entériner des mesures qui s’appliquent à toutes et à tous.

Les représentants de la société civile appellent, au vu des enjeux sanitaires, environnementaux et économiques qui entourent cette loi, à un sursaut des parlementaires et du gouvernement pour lui donner corps et la muscler. Dans le cas contraire, nos organisations se désolidariseront de cette loi.

(1) Action contre la Faim / ActionAid France / Agir Pour l’Environnement / Agronomes et Vétérinaires Sans Frontières / Amis de la Terre France / Association française des Diététiciens Nutritionnistes / Association Max Havelaar France / Attac France / BLOOM / CCFD-Terre Solidaire / Commerce Equitable France / CIWF France / CMR (Chrétiens dans le Monde Rural) / Comité français pour la solidarité internationale / Coordination SUD / CRID / Criigen / Eau et Rivières de Bretagne / Fédération Artisans du Monde / Fédération des Associations pour le Développement de l’Emploi Agricole et Rural (FADEAR) / Fédération Nationale d’Agriculture Biologique / Fermes d’Avenir / Filière Paysanne / Fondation pour la Nature et l’Homme / Foodwatch / France Nature Environnement / Générations Futures / Greenpeace France / Ingénieurs Sans Frontières AgriSTA (Agricultures et Souveraineté Alimentaire) / Justice Pesticides / LPO / Miramap / Mouvement de l’Agriculture Bio-Dynamique / Nature et Progrès / OGM dangers / Oxfam France / Plateforme pour une petite pêche / REFEDD (Réseau Français des Etudiants pour le Développement Durable) / RENETA (Réseau National des Espaces-Test Agricoles) / Réseau Action Climat / Réseau CIVAM / Réseau Cocagne / Réseau Environnement Santé / RESOLIS / SOL / Syndicat National d’Apiculture / Terre & Humanisme / Terre de Liens / UFC que choisir / Union Nationale de l’Apiculture Française / WECF France / WWF France

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EELV en colère :

Loi Agriculture et alimentation : une loi sans courage au service des intérêts privés

Sans surprise, à force de refuser d’arbitrer entre avenir de la planète et demandes des lobbies, le résultat de cette semaine de débats parlementaires donne une nouvelle loi du “en même temps”. Les député-e-s LREM ont voté en faveur des intérêts des différents lobbies de l’agro-industrie : une mauvaise nouvelle pour les animaux, producteurs et consommateurs et qui confirme – si besoin était – l’absence de courage de ce gouvernement.

En France, en 2018, il sera donc encore possible de broyer des êtres vivants et sensibles dans des conditions abominables – maintes fois dénoncées par l’association L214 notamment – et réprouvées par l’immense majorité des consommatrices et consommateurs.

En France, en 2018, notre santé est bradée avec le renoncement et l’enterrement d’un engagement présidentiel : l’interdiction du glyphosate d’ici 2020. Un recul d’autant plus inacceptable que, là encore, l’attente est massive : 400 000 personnes ont par exemple signé plusieurs pétitions demandant l’interdiction du glyphosate et des millions d’autres se prononcent pour la réduction des pesticides.

En France, en 2018, les profits des industriels priment sur le bien-être et la santé des enfants : tous les amendements visant à introduire des repas végétariens à la cantine, pourtant gage de respect des cultes comme de l’environnement, ont été rejetés sur avis défavorable du gouvernement tout comme les amendements visant à alerter sur la composition des aliments trop sucrés, trop gras ou trop salés. Les services marketing s’en félicitent, les nutritionnistes et les médecins beaucoup moins.

Alors que les citoyen-nes en sont réduit-es à saisir directement les cours de justice française et européenne pour contraindre l’État à respecter son devoir d’offrir un air respirable et des conditions de vie saines, Europe Écologie Les Verts dénonce un blocage archaïque et criminel au regard des enjeux sanitaires et écologiques. Cette victoire des lobbies de la souffrance animale, des pesticides, de la malbouffe signe la collusion d’intérêts entre un gouvernement pro-agro-business et les lobbies qui les pilotent, loin des ambitions affichées par le gouvernement lors du lancement des États généraux de l’alimentation.

Pourtant, des solutions existent, comme le développement de l’agriculture bio et paysanne, qui crée plus d’emplois à l’hectare, mais encore une fois, les vieilles recettes sont préférées à l’innovation. La pétrochimie se portera donc bien, des plastiques dans les écoles aux pesticides, au détriment de notre santé et de celle de la planète.

Europe Écologie Les Verts demande au gouvernement de revoir sa copie de toute urgence : il en va de la santé et du bien-être de nos concitoyen·ne·s, ainsi que du respect des animaux, qui sont des êtres sensibles. Les écologistes saluent le travail des associations qui se battent face à ces lobbies et continuent de porter ce combat.

Julien Bayou et Sandra Regol, porte-parole

Signer la pétition pour que le glyphosate soit interdit d’ici 2020

Consulter les propositions d’EELV pour une agriculture durable et respectueuse de tous les être vivants


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la colère de Michèle Rivasi

COMMUNIQUE DE PRESSE

Michèle Rivasi (députée européenne écologiste, agrégée en biologie, membre de la commission PEST sur les pesticides au Parlement européen et membre du groupe 9 des EGAlim)

Oui à l'obésité, Oui au glyphosate, Oui aux souffrances animales...
Loi Agriculture et Alimentation : les lobbys ont gagné !

Ce devait être la loi du renouveau, la loi d'une alimentation "saine et durable". Finalement, il n'en sera rien. "Les lobbys ont gagné" dénonce, écoeurée, la députée européenne Michele Rivasi.

"Regardez ce qui se passe, vous avez des députés de la République en Marche qui obéissent aux consignes. Peu importe si ces consignes vont à contre-sens de l'intérêt général, de la santé des enfants, de la bienveillance et du bien-être animal. Le gouvernement en réalité continue de préserver les profits de lobbys industriels particuliers contre l'intérêt général de la population. Trois exemples : la malbouffe, le glyphosate, le bien-être animal.

"Sur la malbouffe, alors qu'en France nous avons déjà un enfant sur six en surpoids ou obèse, et que la Stratégie nationale de santé publique pour 2018-2022 prévoit de protéger les enfants du matraquage publicitaire, les députés LREM ont rejeté l'obligation de l'étiquetage nutritionnel Nutri-Score et l'interdiction de la publicité pour des produits trop gras, trop salés ou trop sucrés ciblant les moins de 16 ans, sous prétexte de ne pas remettre en cause "l'équilibre économique des chaines de télévision" et qu'il faut plutôt "responsabiliser les acteurs de l'industrie agroalimentaire" comme l'a rappelé le Ministre Stéphane Travert explicitement.

"Sur le glyphosate, aucune avancée non plus. L'amendement visant à inscrire la sortie du glyphosate en 2021 dans la loi Alimentation, cet amendement co-signé par Sandrine Le Feur, Matthieu Orphelin et une cinquantaine de députés de la majorité, cet amendement a lui aussi été rejeté, avec d'autres demandant un périmètre de protection autour des habitations des riverains, ou encore l'accès public aux données du registre et des ventes de pesticides. La débâcle est quasi-complète. Nous sommes encore et toujours dans le reniement.

"Sur le bien-être animal, l'Assemblée a voté contre l'interdiction des cages pour les poules pondeuses et les lapins, contre l'interdiction de broyer vif les poussins males et les canetons femelles, contre l'utilisation du sexage des oeufs dans la filière ponte, contre l'étourdissement des volailles, des cochons et des animaux destinés à l'abattage, contre l'interdiction des fermes usines et la limitation de la durée de transport des animaux vivants, contre la mise en place du contrôle video dans les abattoirs... Contre. Contre. Contre. Sur les bancs de la République en marche, la bienveillance se cache pour mourir.

"Ma réaction est forte, car nous attendions beaucoup de cette loi et de la belle intention mise en avant. Encore une fois, la consultation a accouché d'une souris. Et d'une souris malade qui plus est.

"Je donne rendez-vous à tous les décus, toutes les colères, tous les ras-le-bol. Rejoignez la Marche des Cobayes, qui rassemble plus de 150 associations qui marchent en ce moment depuis Fos-sur-Mer jusqu'à Paris pour faire entendre leur voix et leur exaspération ! Rejoignez-nous pour dire non aux pollutions, non aux empoisonneurs et aux lobbys qui détournent la volonté publique à leur profits."

Contact presse : Sébastien Barles 06 75 00 63 31

En savoir plus sur le programme et les demandes de la Marche des Cobayes

www.marchedescobayes.com

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POUR UNE DEMOCRATIE LOCALE AVANCEE

Démocratie Locale

 

La question du rapport gouvernant-gouverné revient sur la table à chaque moment électoral, l’opposition promettant régulièrement de faire plus et mieux, en termes de transparence et de participation citoyenne. Mais une fois devenue majorité, les contraintes de l’action érodent les bonnes résolutions d’autant plus facilement qu’elles sont restées vagues. C’est pourquoi le but à atteindre doit être énoncé précisément, ainsi que les moyens mis en œuvre :

Nous voulons rééquilibrer les pouvoirs

« Le peuple ne peut pas se gouverner lui-même », a dit John Stuart Mill. Commençons donc par  admettre la nécessité d’une autorité exécutive efficace, capable d’arbitrer et de prendre des décisions, y compris impopulaires. Mais nous voulons contenir ce pouvoir d’une personne en imposant au Maire de se conformer à quelques règles simples, d’une part envers l’assemblée (le Conseil Municipal) qui l’a investi en début de mandat, d’autre part envers les citoyens eux-mêmes.

Lisibilité

Autant une décision peut s’avérer judicieuse, autant les conditions de sa maturation, si elles ne sont pas comprises et si possible concertées, peuvent faire l’objet de réactions négatives, non seulement sur le fond de la décision, mais aussi sur le manque de respect que cette pratique révèle à l’égard des citoyens. En attestent les dossiers  d’investissements lourds  (rénovation de la piscine municipale)  présentés en conseil municipal par le maire sans avoir consulté la commission concernée ; les subventions aux associations votées en une seule délibération groupée sans aucun élément d’appréciation mis à disposition des élus par les services ; les subventions aux associations culturelles conventionnées soumises au vote sans avoir pu prendre connaissance du rapport d’activité...

Propositions :

  1. Permettre aux élus d’opposition d’accéder à toutes les pièces techniques des dossiers soumis à délibérations (à la manière des élus des Comités d’Entreprise dont le droit à l’information est encadré par le Code du Travail).
  2. Prévoir un délai de deux mois entre chaque CM afin de laisser le temps nécessaire à l’instruction et au travail en commissions.
  3. Redonner de l’épaisseur au travail en commissions en invitant des personnalités extérieures et notamment les représentants des structures conventionnées avec la ville. On pourra également ouvrir les commissions thématiques aux conseillers de quartier.
  4. Publier (en ligne) les rapports d’activité et d’évaluation prévus dans les conventions.
  5. Toute demande de subvention fera l’objet d’une fiche A4 qui sera mise en ligne avec un tableau récapitulatif par secteur des subventions accordées sur toute la durée du mandat.
  6. Publier en ligne les projets de délibérations 5 jours avant le Conseil afin que les citoyens puissent avoir connaissance de ce qui s’y décidera.
  7. Retransmettre les séances du CM en visioconférence.

 

 

Responsabilité

«  La responsabilité doit être comprise comme la contrepartie de l’exercice d’une autorité ». Elle s’incarne dans l’acceptation par le gouvernant de procédures de contrôle et d’évaluation pouvant émaner, soit de l’assemblée délibérante (Conseil Municipal) soit de l’initiative citoyenne.

Propositions :

  1. Créer une cellule technique d’évaluation et de prospective, rattachée au DGS.
  2. Créer une commission municipale d’évaluation, présidée par un élu d’opposition.
  3. Créer une commission de contrôle financier, ouverte à toutes les sensibilités politiques représentées au CM , chargée de contrôler les comptes des sociétés délégataires de service public et des associations conventionnées, comme cela existe au Grand Avignon et comme la Loi nous y oblige (articles R.2222-1 à 6 du CGCL).
  4. Instituer un déontologue (Loi 2016) chargé de veiller au respect des règles de déontologie de la part des élus municipaux et à la protection des lanceurs d’alerte.
  5. La même personne exercera également la fonction de médiateur, auquel les administrés pourront recourir en cas de litige avec un service municipal.

Réactivité, participation citoyenne à l’action publique

Comment organiser une expression citoyenne autrement que par les réseaux sociaux ?  L’opinion doit pouvoir se faire entendre, et le gouvernant lui répondre dans des formes correctes, en allant au fond des problèmes.

Propositions :

  1. Instaurer un délai maximum de réponse aux questions posées sur avignon.fr 
  2. Organiser annuellement un grand débat public, sur « le » sujet du moment, équipé des outils informatiques et méthodologiques à même de permettre l’expression de chacun.
  3. Instaurer une procédure de pétition citoyenne.
  4. Rendre les conseils de quartier publics et prévoir à la fin de chaque conseil de quartier un temps permettant aux citoyens de poser des questions.
  5. Sortir les medias municipaux de leur dépendance politique à l’autorité exécutive en créant un comité éditorial reflétant la diversité du CM.
  6. Instaurer à titre expérimental un forum citoyen de la culture, lieu de débat régulier entre les acteurs culturels et les citoyens, dont l’animation serait confiée à un journaliste indépendant (club de la presse par exemple)

La participation citoyenne : un atout pour l’efficacité de l’action publique.

La bonne pratique démocratique répond certes d’abord à une exigence éthique,  mais aussi à une préoccupation d’efficacité.  En effet, la réussite d’une politique ne dépend pas seulement de l’engagement des agents publics. Lutte contre les pollutions, propreté, transports publics :  le résultat final dépend de la contribution de chacun,  autant sinon plus que de la contrainte règlementaire.

Or, comment donner envie aux citoyens d’écouter notre message (« prenez le tramway ! ») , si nous ne prenons pas la peine d’abord de les écouter eux ?  L’adhésion citoyenne n’est pas gagnée d’avance. Elle a pour moteur  le niveau de confiance des relations entretenue avec  le pouvoir exécutif. En ce domaine, lisibilité, responsabilité et réactivité sont des éléments clé pour signifier que la parole a été entendue, qu’elle est respectée en tant que telle, et que si elle n’est pas suivie, c’est pour de bonnes raisons, ou en tous cas des raisons qui auront été expliquées.

Olivier Gros

 

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Pesticides : la Ministre de la Santé s'annonce défavorable à l'indemnisation des victimes

Le gouvernement vient d'annoncer son opposition au projet de création d'un fond d'indemnisation des victimes des pesticides, alors que cette proposition de loi avait été approuvée à la majorité absolue au Sénat le 1er février 2018. Pour la première fois, elle ouvrait la possibilité de faire reconnaître un lien entre l'exposition aux pesticides et des atteintes graves à la santé.

La Ministre de la Santé Agnès Buzyn a ainsi déclaré que « la création d'un tel fond [lui] apparaît prématurée », et que « nous connaissons encore trop mal les risques sur la santé d'une exposition à un ou plusieurs produits phytopharmaceutiques. »

Cette affirmation est jugée comme scandaleuse par les victimes des pesticides et les associations mobilisées sur cette question.

« Les victimes des pesticides sont encore abandonnées. Ne leur restera-t- il que les tribunaux pour faire valoir leurs droits, avec les frais considérables associés et les risques de rejet des procédures ? » déplore Arnaud Apoteker, délégué général de Justice Pesticides, qui recense toutes les affaires judiciaires liées aux pesticides dans le monde.

L'INSERM (Institut national de santé et de recherche médicale) avait pourtant souligné, en 2013, le caractère « intrinsèquement dangereux » des pesticides ainsi que « des augmentations de risques significatives pour plusieurs pathologies. »

« Je suis scandalisée par les propos de notre Ministre de la Santé. Nous sommes dans le négationnisme scientifique absolu, alors que les preuves scientifiques se sont accumulées dans le monde entier. L'influence du lobby des empoisonneurs a encore frappé, au détriment des victimes » déclare Michèle Rivasi, députée européenne écologiste, membre de la commission spéciale PEST au Parlement européen.

Ce combat, mené notamment par Phyto-victimes et Justice pesticides, démontre une nouvelle fois le poids des lobbies industriels dans notre pays. Il légitime une nécessaire convergence des luttes pour la santé environnementale, entamée notamment le 1er mai à Fos-sur-Mer par « la marche Vérité et Justice pour la santé environnementale ». Ce groupe de citoyens, accompagné d'une centaine d'associations, marche jusqu'à Paris puis Bruxelles et Strasbourg pour porter la voix des victimes.

La « marche des cobayes » demande en premier lieu la reconnaissance du crime industriel et environnemental, ainsi que l'inversion de la charge de la preuve pour les victimes. En effet, ce doit être à l'industriel de prouver l'innocuité de son produit - et non à la victime de prouver le lien de causalité entre sa pathologie et le facteur de pollution ou le produit toxique.

La marche sera à Grenoble les 18 et 19 mai pour des débats sur les nano-particules et les pesticides. Le film Le Roundup face à ses juges de Marie-Monique Robin, justement sur les pesticides, sera projeté le samedi 19 mai à 20h30 à la salle Gali (39 rue André Rivoire, Grenoble).

Plus d'informations : http://marchedescobayes.org.
Lien vers les photos de la marche.

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la pollution de l'air :Il faut agir

Pollution de l’air : l’inaction est criminelle !

La France est renvoyée devant la Cour de justice de l’Union européenne pour le non-respect de ses engagements en matière de qualité de l’air. La Commission européenne a pris cette décision aujourd’hui 17 mai après de longs mois d’avertissements.

Ce renvoi est à la conséquence à la fois des nombreuses années d’inaction de l’État, mais aussi de la vacuité des mesures proposées récemment par le gouvernement. Il porte sur la pollution de l’air dans douzes zones en France, dont la région parisienne.

Le gouvernement n’est manifestement pas déterminé à agir contre les pics de pollution, ni contre la pollution chronique. Alors que nous sommes en situation d’urgence sanitaire, avec près de 50 000 morts par an en France, l’inaction est criminelle.

Si la situation est déplorable, cette décision est peut-être une bonne nouvelle : en cas de condamnation, la France aura l’obligation d’agir. La condamnation de la France en 2013 pour la pollution des rivières avait été suivie d’effets.

C’est également à ce titre que les écologistes saluent l’action des habitant·e·s de ka vallée de l’Arve qui ont porté plainte contre l’État il y a quelques semaines.

Europe Écologie – Les Verts salue l’action de l’Union européenne en la matière et constate que c’est bien l’Europe qui vient à la rescousse de la santé, contre les États.

La loi sur les mobilités qui est en préparation est une occasion pour commencer la mise en œuvre des mesures nécessaires, parmi lesquelles le plan vélo, les zones zéro émission, les investissements dans les alternatives au transport routier, l’abandon des projets d’autoroute. Des mesures fiscales seront également nécessaires pour favoriser le report modal.

Europe Écologie – Les Verts appelle le gouvernement à mettre en œuvre ces mesures, préconisées depuis longtemps par les écologistes, et nécessaires à la santé de nos habitant·e·s.

Julien Bayou et Sandra Regol, porte-parole nationaux

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OFFRE D'EMPLOI

Offre d’emploi pour un poste de Responsable Administratif et financier et de la levée de fonds (H/F)

Date limite de réponse à l’offre d’emploi : d’ici le 18 mai à 12 h.

Le Réseau "Sortir du nucléaire", fédération nationale de 921 associations, recherche un ou une "Responsable Administratif, financier et stratégie de levée de fonds" à plein temps en CDI à Lyon dans le 4ème arrondissement.

Sous la supervision du Conseil d’Administration, vous assurez les missions suivantes en lien avec la responsable du pôle "mobilisations, actions", et avec l’équipe salariée en place (15 personnes réparties en 2 sites sur Lyon et Montreuil, ainsi qu’en télétravail).

Vous aurez sous votre responsabilité hiérarchique l’équipe administrative - gestion - communication (basée à Lyon)

En particulier, vous serez amené.e à travailler étroitement avec la comptable, le responsable boutique, les salarié.es et les prestataires intervenant sur les outils informatiques, la chargée de communication grand public (pour le volet "levée de fonds"), la secrétaire accueil ainsi que le commissaire aux comptes, l’expert comptable et le prestataire responsable de la paie.

Le recrutement ultérieur d’un.e assistant.e administratif et financier est prévu pour venir en appui des 2 pôles sur certaines missions.

Mission 1 – Pilotage administratif et financier

Responsabilité du pôle fonctionnel "Comptabilité, administration, secrétariat et boutique"
Pilotage budgétaire : élaboration et maîtrise du budget prévisionnel, suivi de la comptabilité analytique, suivi et mise à jour des tableaux de bord
En lien avec la comptable, supervision et analyse de la comptabilité
Suivi des rémunérations et supervision de la paie
Pilotage immobilier : gestion des différents locaux et des SCI auxquelles participe le Réseau
En lien avec le chargé des groupes et actions, suivi des aides financières versées aux groupes
Rédaction et présentation du rapport financier annuel pour l’AG
Organisation des liens avec le CA : secrétariat, planning …
Copilotage de l’AG avec le CA et la responsable du pôle "mobilisations et actions"
Suivi des statuts et règlement intérieur, et des autres dossiers liés à la vie associative en lien avec les salarié.e.s déjà en charge de ces aspects

Mission 2 – Stratégie financière et de levée de fonds de la structure

Pilotage de l’élaboration de la stratégie levée de fonds en lien avec la chargée de communication grand public
Suivi administratif et comptable du fonds de dotation "Pour un futur sans nucléaire"
Supervision de la stratégie financière de la boutique en lien avec le responsable "boutique militante"
Co-pilotage de la mise en place du nouvel outil de gestion des contacts, avec le prestataire informatique, et la responsable web et multimédia.

Mission 3 – Pilotage des ressources humaines

Réalisation d’entretiens annuels avec un administrateur référent ou seul par délégation du Comité de gestion
Élaboration du plan de formation pour l’ensemble de la structure
Suivi administratif des ressources humaines (élaboration des contrats de travail…), suivi et actualisation des dossiers légaux
Suivi de la convention collective animation
Suivi du temps de travail

Qualités requises pour le poste

Bonnes capacités d’organisation et de travail en équipe
Vision stratégique d’une structure associative nationale
Autonomie, fiabilité, rigueur intellectuelle et esprit d’initiative
Expérience en stratégie de levée de fonds
Intérêt pour la lutte antinucléaire

Compétences

Maîtrise de la comptabilité, gestion et pilotage budgétaire
Maîtrise des outils bureautiques
Une bonne connaissance de la gestion des ressources humaines
Une bonne connaissance du fonctionnement associatif

Niveau de qualification

Bac + 4 ou expérience équivalente
3 ans d’expérience sur poste similaire

Conditions de travail
Lieu de travail : au siège national de l’association à Lyon 04

Nature du contrat : CDI avec une période d’essai de trois mois renouvelable une fois.

Statut : cadre selon la convention collective de l’animation

Durée de travail hebdomadaire : 35 h

Rémunération : groupe G, coefficient 400 de la convention collective de l’animation.

Avantages : Chèques déjeuners. Reprise ancienneté. Participation de l’employeur à une mutuelle santé à hauteur de 50 %, couverture des risques décès et invalidité par un contrat de prévoyance, plan d’épargne retraite entreprise…

Disponibilité ponctuelle les soirs et certains samedis. Compensation en jours de récupération. Déplacements possibles sur Antenne de Montreuil.

Envoyez votre candidature (lettre de motivation, CV) - d’ici le 14 mai à 12 h au plus tard - par mail dans un seul document au format PDF - à : recrutement@sortirdunucleaire.fr Indiquer comme sujet de votre mail "Candidature Responsable Administratif, financier et levée de fonds".

Pour tous renseignements, contact uniquement par mail recrutement@sortirdunucleaire.fr

Un grand merci pour l’intérêt que vous portez à notre cause !

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